Episode 1 : la guirlande guinguette.
Depuis toujours, j’ai comme une immense guirlande guinguette qui s’entrelace dans mon corps. Un beau bouquet d’ampoules est niché dans mon cerveau, toujours prêt à scintiller. Je ne sais pas si c’est pareil pour vous, mais un bon nombre de fois par jour, juste en entendant une phrase ou un mot, un son, une chanson, rien qu’en voyant une image, une photo ou encore en discutant, j’ai comme un interrupteur intérieur qui s’enclenche et allume tour à tour certaines petites loupiotes de cette guirlande. Je me transforme alors en vrai sapin de Noël humain(e?) clignotant, en toute discrétion. Ces shots de lumière me font souvent planer quelques secondes et me réchauffent de l’intérieur. J’ai voulu comprendre pourquoi tous ces phénomènes me faisaient autant d’effet. J’ai cherché et j’ai trouvé (pas sur Chat Gpt :) ). Je vous explique ?
Selon le neurologue et neurophysiologiste Pierre Lemarquis, entendre un morceau de musique que l’on aime, par exemple, fait sécréter de la dopamine, impliquée dans le mouvement, l’élan vital et la joie de vivre. Quand un air nous fait frissonner, c’est parce qu’on est en train de sécréter de la morphine endogène, et c’est pour cette raison que l’on se sent bien, transporté. Sont aussi présentes la sérotonine, que l’on retrouve dans les antidépresseurs, et l’ocytocine, l’hormone de l’amour et de l’attachement, qui peut expliquer qu’on s’entiche fortement d’une œuvre d’art ou d’un morceau de musique.
Comme je trouve ce phénomène profondément magique et que “pas besoin de drogue pour planer” (Héléna) — car “qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse” (Alfred de Musset) — je travaille dans l’ombre depuis des mois pour devenir ce fameux interrupteur/déclencheur/stimulateur qui vous aidera, je l’espère, à accéder à ce fameux état de flow pendant un temps suspendu et précieux.
Un nouveau métier s’ouvre à moi : Conceptrice - Animatrice ou Ré-Animatrice. J’hésite encore!
Je vous tiendrai au courant.
Évidemment.