“La Correspondante” de Virginia Evans.
Un roman qui nous donne envie d’écrire des lettres 📝.
La Correspondante est le premier roman de Virginia Evans paru aux éditions La Table Ronde en début d’année. C’est un des gros succès en librairie et le bouche-à-oreille n’y est pas pour rien. Sa couverture m’avait tapé dans l’oeil quand il est sorti et les critiques élogieuses que j’ai pu lire ici et là ont fini par me convaincre de l’acheter. C’est lui que j’ai glissé dans ma valise et qui m’a accompagné en août.
L’ histoire :
L’héroïne, Sybil Van Antwerp, est une femme de 73 ans, retraitée, ancienne greffière, divorcée, mère, grand-mère, passionnée par le jardinage, la littérature et l’écriture de lettres à ses proches et aux auteurs qu’elle affectionne (Oui, gros programme ! ). C’est un roman épistolaire qui va nous révéler lettres après lettres l’histoire et l’évolution de cette femme lucide rongée par la culpabilité. Petit à petit, son armure va finir par se fendre pour révéler un coeur plus sensible et ouvert qu’il n’y paraît.
Les thèmes : le deuil, l’amour, les regrets, l’entraide, la quête d’identité.
Mon avis :
Je n’étais pas du tout emballée par l’intrigue au départ et Sybil m’a vite paru antipathique et j’ai eu du mal à m’attacher. Bon… je me suis faite avoir comme tout le monde au bout d’un moment. J’ai fini par être impatiente de la retrouver en fin de journée. J’ai aimé cette forte tête qui n’a pas la langue ni la plume dans sa poche et qui finit par trouver une vérité puis en avouer une autre, celle qui lui a été impossible de cracher jusqu’au crépuscule de sa vie et qui l’a faite se comporter avec froideur et sans humanité à maintes reprises.
Au centre aussi, un thème que j’affectionne : comment les liens se font, se défont, se tendent, se brisent, se rafistolent ou se nouent à jamais.
Encore un beau portrait de femme où la justesse des mots est centrale.
Extraits :
“La Somme de mes lettres est ce que je suis.”
”On n’a jamais fini de connaître quelqu’un mais j’ai le sentiment que tu as soulevé chez moi plus de vieilles pierres que personne d’autre et cela m’a pris du temps d’admettre que t’avoir comme ami était comme faire une halte sur une route froide et solitaire pour trouver un feu de cheminée et le couvert dressé sur une table.”
La Correspondante, Virginia Evans, La Table Ronde, 327 pages.